Le Salon d'Automne

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SALON D'AUTOMNE Le Salon de 2014

31.03.15

Unregard sur l'oeuvre de Florence KELLER - NOTTEBAERT par Isabelle MONFERIER Professeur agrégé d'arts plastiques

Surfaces suspendues,trames,réseaux de formesarticulées comme le rêve d'un bâtisseur.

Ici, une ville surgit, accrochée à une ligne d'horizon qui bientôt s'évanouit, là,le regard hésite entre la surace d'un plan et la profondeur d'une mise en abymeaux rythmes fractals.

Alliance en tre la géométrie et l'aléatoire de la matière, la peinture de Florence KELLER marie, dans un équilibre parfait,deux pôles opposés de l'abstraction : la poésiede la tache et le jeu dynamique des lignes qui trouvent ici l'espace de leur conquuête mutuelle et accomplissent la respiration propre aux oeuvres vivantes.

Au coeur d'une composition agencée avec une parfaite rigueur s'insinue ainsi la dissolution de la matière en air et en eau, brumes colorées des encres et des lavis fondus en transparence evanescente.

L'admiration de l'artiste pour le spionniers de l'art abstrait qu'on ete les maîtres du Bauhaus se lit dans le raffinement extrême de ses gammes colorées : contrastes subtils et palettes des gris poussés aux limitesde la nuance et de la saturation, font renaître l'exigence d'un art voué à l'harmonie. Celle-ci résulte d'un dialogue des contraires dans toutes les qualités de la surface, des textures et des couyleurs.

Mais l'essentiel réside peut être dans la temporalité générée par ces toiles. Elles sont longuement élaborées, issus de strates fines et de superpositions multiples - peut être réminiscence de la formation flamande de l'artiste, héritière des inventeurs du glacis - ses peintures sont avant tout, une invitation au voyage poétique.

Ainsi, de l'émargence de la forme à sa disparition au sein du blanc, du gris ou du noir, toutes les combinaisons sont explorées ; nous nous y engageons en suivant les méandres d'une partition aux chromatismes scintillants ou veloutés qui peut mener celui qui accepte de s'y perdre, jusqu'à l'espace infini du silence.

 

Un regard sur l'oeuvre de Dominique RAYOU

Comme des regerds furtifs mais si précis sur un torse, un visage, une croupe qui naissent, apparaissent, émergeant d'une feuille de marbre ou d'un bloc de bronze, les sculptures de Dominique RAYOU sont à la fois mystérieuses et d'une perfection formelle absolue. Seule une technique parfaite, afinée par des années de travail, peut permettre de maîtriser à ce point la résitance des matériaux, marbre ou bronze que l'artiste a choisis pour s'exprimer.

Parfois, un visage lisse et parfait, une hanches'offrent dans une beauté formelle idéale, une autre fois, un torse, un dos se laissent deviner, comme couverts d'un voile transparent. J'ai le souvenir d'une pièce, une feuille de marbre d'un blanc pur où un visge souriant et calme, apparaissait comme s'il poussait un léger rideau transparent derrière lequel il se dissimulait l'instant précédent.

Le mystère se trouve lui, à mon sens, dans ce contraste entre des formes parfaites et la volonté délibérée de l'artiste de n'offrir qu'une part du sujet qu'il traite, laissant le reste comme encore à venir, emprisonné dans le marbre d'où il tente de s'extraire.On pense à certaines oeuvres admirables des grottes paléolithiques qui paraissen naître des parois de pierre tant elles les utilisent et profitent du relief dont elles sont formées. Il en résulte une sorte de tension entre l'admiration sans réserve et la frustration de ne pouvoir contempler un sujet dans sa totalité.

Eclate enfin dans l'oeuvre de de Dominique RAYOU, ce qui lui donne son originalité et son caractère, un besoin de perfection esthétique que traduisent les lignes tendues et précises de ses pièces au service d'une sensualité retenue mais chaleureuse qu'il nous invite à partager.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Louis Paul PONTHUS

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